Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 10:00


Après avoir volé une machette sur un marché de Kigali, Munyurangabo et son ami Sangwa quittent la ville pour entreprendre un voyage vers le passé. Munyurangabo veut venger ses parents tués lors du génocide, et Sangwa souhaite revoir la maison qu'il a abandonnée des années auparavant. Les deux garçons, qui avaient l'intention de ne passer que quelques heures chez Sangwa y restent en fait plusieurs jours. Leur amitié est mise à l'épreuve quand les parents de Sangwa, qui se méfient de Munyurangabo parce qu'il n'est pas de la même ethnie, annoncent : "Les Hutu et les Tutsi ne pourront jamais s'entendre". Un très beau film sur la réconciliation et le pardon.


Tourné avec assurance par le jeune réalisateur américano-coréen Lee Isaac Chung, le film touche par sa rigueur, sa justesse formelle et humaine. Sur un sujet important, une œuvre qui ne l'est pas moins.


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Par survierhone
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 09:59

Waramutseho -   Bernard Auguste Kouemo (France-Belgique-Cameroun/VOSTF/21 min/ 2008) 


Avril 1994. Kabera et Uwamungu, étudiants rwandais, sont deux amis qui vivent ensemble dans une banlieue de Toulouse. Ils partagent la même passion pour la course de relais. Un jour, Kabéra apprend par téléphone que c'est le chaos dans leur pays et que des membres de sa famille ont participé au massacre de la famille de Uwamungu. Kabéra ne sait pas comment annoncer cette nouvelle à son ami. Leur amitié est mise à rude épreuve entre culpabilité et trahison. Que faire quand on est loin d'un pays où nos deux peuples s'entretuent ? S'entredéchirer ? S'épauler ?



Scars of my Days (Inkovu z'ibihe) - Omar M. Sibomana et Gilbert Ndayaho (Rwanda/VO Kinyarwanda ST Anglais/32 min/2006)


Deux jeunes amis, fatigués de la vie sans perspective du village décident de partir tenter leur chance à la capitale, Kigali. Ils découvrent la pauvreté et la vie quotidienne des jeunes qui vivent dans la rue. Très vite leurs chemins se séparent. L'un deux, Samy, semble vivre un conte de fée en ce faisant embaucher comme chauffeur d'une une riche veuve. Mais assez rapidement l'idylle vire au cauchemar...


Ce film, qui oscille entre documentaire urbain et mélodrame rythmé, à été réalisé par deux jeunes réalisateurs rwandais, Omar M. Sibomana et Gilbert Ndayaho, avec l'aide du Centre de Cinéma du Rwanda dans le cadre du projet « Films on youth by youth »




Fleurs du Rwanda - David Muñoz (Espagne/VOSTF/24 min/Espagne/2008)


13 ans après le génocide. Dans quelle situation se trouve actuellement le pays ? Quels sentiments règnent dans le cœur des victimes ? Une cohabitation est-elle possible entre les victimes et les bourreaux? Quel rôle peuvent avoir les films dans une société qui a vécu un génocide ? Et l'éducation ? Un génocide peut-il se reproduire au Rwanda ? Qui doit agir face à un génocide ? En tant qu'individus, quelle est notre responsabilité ?

 

Des questions et des pistes de réponses dans ce très beau documentaire de l'espagnol David Munoz.






 

 


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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 09:54


Rwanda, 2004. Augustin est instituteur. Aujourd'hui, c'est le 7 avril, jour de la commémoration du début du génocide qui fit près d'un million de victimes, dix ans plus tôt. A cette époque, Augustin, soldat Hutu, était marié à une Tutsi. Au matin du 7 avril 1994, et après que, dans la nuit, l'avion du président Habyarimana ait été abattu à Kigali, les milices de l'Interahamwe se mirent à assassiner des citoyens Tutsi et des Hutu modérés. Augustin quitta son poste pour tenter de rejoindre sa famille... Bien qu'il veuille tirer un trait sur le passé, l'ancien soldat a décidé de se rendre au procès de son frère, qui doit se justifier auprès d'une commission du rôle d'incitateur à la violence raciale et criminelle qu'il a tenu en 1994 alors qu'il travaillait pour une radio...


Écrit à partir de récits de survivants et tourné au Rwanda, Sometimes in April éclaire de l'intérieur ce génocide. À travers le destin bouleversant de deux frères aux choix opposés, le film mêle, avec une vertigineuse fluidité, passé et présent, intime et politique, pour traduire la complexité du drame au plus près du vécu. Incapables d'envisager l'enfer, les protagonistes sont écrasés par la machine génocidaire, jusqu'à cette scène hallucinante où une troupe de morts-vivants émerge enfin des marais où ils s'étaient réfugiés. Alliant rigoureuse reconstitution des faits et puissance narrative, Raoul Peck met au jour les mécanismes - des mesures discriminatoires du pouvoir colonial belge à l'arsenal idéologique et militaire de l'État - qui ont conduit à cette tragédie planifiée, bien loin de l'obscure guerre tribale entre "tutus et hutsis" qu'invoque le personnage d'un haut fonctionnaire américain. Sans exotisme, mais en rendant hommage à la beauté du Pays aux mille collines, le film restitue sa mémoire au peuple rwandais.


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Par survierhone
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