Mardi 24 février 2009

Soirée Lecture de Textes

7 avril 2009, un moment pour lire, un moment pour dire

 


Dans 6 lieux à Lyon, cafés et/ou librairies, Survie Rhône propose une soirée-lecture pour ne pas oublier et tenter de comprendre les différentes réalités du génocide des Tutsi au Rwanda, perpétré il y a 15 ans.


Cette année, le moi(s) contre la Françafrique se terminera le mardi 7 avril 2009, en souvenir du 7 avril 1994, premier jour du génocide. Cette soirée sera marquée par la lecture de plusieurs textes dans des cafés et des librairies que nous remercions de nous accueillir pour ce moment particulier de notre mobilisation.


Les textes retenus sont extraits d'un roman, d'un récit de rescapé, de recueil de témoignages de rescapés et de génocidaires, d'essais historiques et politiques... Les références au génocide sont multiples : ses racines, sa préparation, son exécution, ses conséquences dans la vie au Rwanda aujourd'hui, la place de la France dans cette histoire terrible.


Les lectures dureront environ 30 minutes. S'ensuivront un échange et des explications sur ces textes, sur le sens de la soirée et sur le combat de Survie contre la banalisation du génocide.


Les textes lus seront extraits des ouvrages suivants :

 

- Exterminez toutes ces brutes Sven Lindqvist, Les Arènes ;

- La Françafrique François-Xavier Verschave, Stock ;

- L'Etat criminel Yves Ternon, Seuil ;

- L'Inavouable La France au Rwanda Patrick de Saint-Exupéry, Les Arènes ;

- Une saison de machettes Jean Hatzfeld, Seuil ;

- La stratégie des antilopes Jean Hatzfeld, Seuil ;

- Les blessures du silence Yolande Mukagasana, Actes Sud ;

- Un dimanche à la piscine à Kigali Gil Courtemanche, Denoël ;

- Génocidé Révérien Rurangwa, Presses de la Renaissance ;

- La Nuit rwandaise, collectif, revue annuelle n°2 du 7 avril 2008, L'Esprit Frappeur.


Lieux et horaires :

Café ou librairie, à vous de choisir, en fonction de votre humeur et de vos affinités.


A plus d'un Titre, à 18h30

4 quai de la Pêcherie

Lyon 1er

http://aplus1titre.nerim.net/


L'Antre Autre, à 18h30

11 rue Terme

Lyon 1er

http://www.lantreautre.fr/


L'Atelier des Canulars, à 20h00

91 rue Montesquieu

Lyon 7e

latelierdescanulars@no-log.org


L'Etourdi de Saint-Paul, à 19h00

 

4 rue Octavio Mey (face au Pont de le Feuillée)

Lyon 5e


Le Tasse-Livre, à  18h00

1 rue Vitet (angle place Sathonay)

Lyon 1er

http://www.tasselivre.fr/


Terre des Livres, à 19h00

86 rue de Marseille

Lyon 7e

http://terre.des.livres.free.fr/

 


  Cliquez ici pour revenir au programme principal du Festival de Films - Contrastes du Rwanda


Par survierhone
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009

(cliquez sur les noms de films pour lire une présentation détaillée)
Mercredi 25 mars - Thème : 'Le génocide'



18h30  Sometimes in April - Raul Peck (USA/VOSTF/2h30/2004)

Séance d'ouverture - Entrée Libre



21h45  Tuez les Tous  -  Raphaël Glucksmann, David Hazan et Pierre Mezerette (France/VF/1h37/2004)




Jeudi 26 mars - Thème : 'L'implication Française'


17h30  Opération Turquoise - Alain Tasma (France/VF/1h50/2007)


Projection suivie d'un débat avec la présence exceptionnelle de Patrick de Saint Exupéry sur les ambiguïtés de l'Opération Turquoise. Patrick de Saint Exupéry, longtemps grand reporter au Figaro, prix Albert Londres en 1991, est co-fondateur et rédacteur en chef de la revue XXI et auteur de L'inavouable, la France au Rwanda, Arènes, 2004


21h15  Opération Turquoise - Alain Tasma (France/VF/1h50/2007)



Vendredi 27 mars - Thème : 'Le rôle de l'ONU en questions'


18h30  Shooting Dogs - Michael Caton-Jones (UK-Allemagne/VOSTF/1h54/2006)

 

21h15  J'ai serré la main du Diable - Roger Spottiswoode (Canada/VOSTF/1h52/2007)

                              


Samedi 28 mars - Thème : 'Le Rwanda Aujourd'hui'


16h  Moyens Métrages 

- Waramutseho -   Bernard Auguste Kouemo (France-Belgique-Cameroun/VOSTF/21 min/ 2008) 

- Scars of my Days (Inkovu z'ibihe) - Omar M. Sibomana et Gilbert Ndayaho (Rwanda/VO Kinyarwanda ST Anglais/32 min/2006)

- Fleurs du Rwanda - David Muñoz (Espagne/VOSTF/24 min/Espagne/2008)

 


18h  Rwanda à travers nous l'Humanité - Marie France Collard

(Belgique/VF/1h45/2006)


20h45  Munyurangabo - Lee Isaac Chung (USA/VOSTF/1h37/2007)

En avant Première. Sélection Cannes 2007, Un certain regard.



Prix des places : Tarif normal : 6,50€ - Tarif réduit : 5,50€ - Abonnement 5 films : 25€



Cliquez ici pour retrouver le programme complet de la soirée-lecture autour du Rwanda, intitulée : « 7 avril 2009, un moment pour lire, un moment pour dire »


Par survierhone
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009


L'Angolagate est une affaire de vente d'armes par des intermédiaires non autorisés pendant la guerre civile angolaise. C'est aussi une affaire de trafic d'influence, de corruption, de fraude fiscale et d'abus de biens sociaux. Les bénéficiaires en ont été des dirigeants angolais, des banquiers, des hommes d'affaires et politiques français de tous bords. Plus justement, l'Angolagate doit être compris comme une privatisation de la guerre pour satisfaire des intérêts personnels financiers et politiques, par le détournement des ressources angolaises (en milliards d'euros) au détriment du peuple de ce pays. Accessoirement l'argent du contribuable français est mis à contribution pour permettre le fonctionnement de cette « pompe à fric ». L'Angolagate est une illustration de la Françafrique, la politique occulte qui a assuré jusqu'à ce jour la préservation des intérêts diplomatiques et économiques de la France en Afrique.

« La Françafrique » est l'une des facettes les plus sombres de la politique étrangère française, « le plus long scandale de la République », elle dure encore.

L'Angolagate est le procès d'une partie émergée de l'iceberg...


Un peu d'histoire : de la guerre froide à la guerre civile


L'Angola conquiert l'indépendance en 1975, au terme d'une longue lutte de libération et à la faveur de la « révolution des oeillets » au Portugal. Mais le pays est déjà l'objet de conflits entre les grandes puissances. Deux partis s'affrontent par les armes : le MPLA1, soutenu par Cuba et l'Union Soviétique et l'UNITA2, soutenue par les États-unis et l'Afrique du Sud de l'apartheid.

La chute du mur de Berlin vide cependant le conflit de son intérêt stratégique. En 1991 les accords de Bicesse aboutissent à un cessez-le-feu et à l'organisation d'élections.

En 1992 le premier tour de l'élection présidentielle (la première depuis l'indépendance) fait deviner la probable victoire de J.E. Dos Santos, du MPLA, opposé au général Jonas Savimbi de l'UNITA. Refusant le résultat des urnes ce dernier reprend les armes. La guerre civile éclate.

En 1993, Dos Santos ne peut que constater une situation militaire désespérée : 80% du pays est sous contrôle de l'UNITA. Le chef du MPLA lance un appel à l'aide à la communauté internationale. Cette demande se heurte toutefois à l'embargo décrété par l'ONU sur les ventes d'armes à l'Angola, considéré en guerre civile. Dos Santos va alors contacter directement des intermédiaires politiques français.


L'activation des réseaux


Depuis les élections législatives de 1993 François Mitterrand doit composer avec le gouvernement de cohabitation d'Edouard Balladur. Toute intervention de l'Elysée en direction de l'Angola doit donc contourner, en plus de l'embargo, la diplomatie officielle française. Sollicité par Dos Santos, l'ancien expert du Parti Socialiste pour l'Afrique australe, Jean-Bernard Curial, prend contact avec Jean Christophe Mitterrand, ancien responsable de la cellule africaine de l'Élysée. Sur ses bons conseils Curial va entrer en contact avec Pierre Falcone. Ce dernier est un « homme d'affaires » à la tête d'un ensemble de sociétés regroupées sous le nom de Brenco International. Il est par ailleurs simultanément conseiller principal de la SOFREMI (société d'exportation d'équipements de sécurité de police sous le contrôle du ministère de l'intérieur français) et vendeur d'armes bien connu des réseaux militaires et industriels français. Falcone est intéressé. Les intérêts privés sont alors prédominants, mais pas seulement : l'enjeu pour la France en Angola est économique avec une présence de Total importante et l'attribution à venir de l'exploitation des réserves gigantesques du pays ; il reste aussi stratégique : l'Angola, chasse gardée anglo-saxonne, fait de l'ombre au pré-carré françafricain. S'esquisse alors une diplomatie parallèle qui va s'atteler à fournir au régime de Dos Santos un appui en armement en dehors de toute transaction officielle avec l'État français. Les ventes devront donc être réalisées via des sociétés privées et ne pas transiter sur le sol national. Pierre Falcone et la Brenco vont alimenter ce marché, détournant au passage une partie de la richesse du pays. Multiplicité des réseaux, confusion des intérêts privés et politiques : pas de doute l'odeur de la Françafrique plane sur l'Angola.


Voyons en le goût...


Lire la suite en téléchargeant le "4 pages" fait par Survie :

Document PDF - 1.6 Mo
Par survierhone
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009

Contrastes du Rwanda est organisé 15 ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, dans le cadre du Moi(s) Contre la Françafrique* , en coproduction entre le Cinéma Opéra et l'association Survie Rhône. Nous sommes également soutenus par le Centre National de Cinéma du Rwanda, qui organise chaque année le festival de films Hillywood Crossroads, à Kigali.


Contrastes du Rwanda veut permettre au public lyonnais de découvrir faits et réalités tels qu'ils ont été vécus au Rwanda en 1994 et quelques aperçus de la vie d'aujourd'hui. A travers une programmation aux thèmes variés, déclinés en courts-métrages, documentaires et films de fiction,  issus aussi bien d'Europe, d'Amérique, que du Rwanda, nous souhaitons que le public soit réellement touché par ce qu'il verra et entendra, et qu'il ait envie de poursuivre la réflexion.


Sur le sujet de la difficulté à s'affranchir du passé, nous aurons l'honneur de présenter en avant première Munyurangabo, un très beau film sur la réconciliation et le pardon du jeune réalisateur américain d'origine coréenne Lee Isaac Chung. Ce film à été sélectionné à Cannes en 2007 dans la catégorie, Un certain regard.

 

Contrastes du Rwanda sera aussi l'occasion de remettre en lumière certains films qui n'ont pas eu l'écho qu'ils méritaient en France tels que Sometimes in April du réalisateur haïtien Raul Peck et le film du réalisateur Anglais Michael Caton-Jones, Shooting Dogs. Raul Peck donne à voir la complexité du génocide à travers le destin bouleversant de deux frères aux choix opposés. Shooting Dogs,pour sa part, aborde le rôle de l'ONU et les dilemmes d'un prêtre et de son jeune acolyte plongés au milieu du génocide et qui seront forcés à jauger l'intensité de leur foi, les limites de leur courage et, enfin, de faire un choix. : rester auprès des leurs ou s'enfuir...

 

Pour approfondir la question du positionnement des Nations Unies, nous projetterons le film de Roger Spottiswoode, J'ai serré la main du Diable, qui relate la mission du général Dallaire, commandant en chef des casques bleus de l'ONU pendant le génocide. Très vite, un hiatus incommensurable se créé entre ce que Dallaire voit sur le terrain - des massacres qui prennent sans cesse de l'ampleur -  et le silence radio au siège de l'ONU à New York à cette époque.


En tant que citoyens français il est aussi important pour nous de réellement interroger les ambiguïtés de l'Opération Turquoise menée par l'armée française à la fin du génocide. Cela se fera lors d'une soirée spéciale avec la projection du film d'Alain Tasma Opération Turquoise, suivie d'un débat avec la présence exceptionnelle de Patrick de Saint Exupéry, longtemps grand reporter au Figaro, prix Albert Londres en 1991, co-fondateur et rédacteur en chef de la revue XXI et auteur de L'inavouable, la France au Rwanda, en 2004.


Deux documentaires viendront apporter leurs regards croisés pour mieux comprendre l'histoire qui mène au génocide, avec Tuez les Tous, et sur la manière dont le théâtre peut être vécu comme une action cathartique pour les rescapés du génocide dans Rwanda, à travers nous l'humanité.


Enfin grâce au partenariat avec le Centre de Cinéma du Rwanda nous projetterons plusieurs moyens métrages de jeunes réalisateurs rwandais qui parlent des défis, mais aussi des rêves et des espoirs de la vie aujourd'hui au Rwanda.


Prix des places : Tarif normal : 6,50€ - Tarif réduit : 5,50€ - Abonnement 5 films : 25€


  Cliquez ici pour revenir au programme principal du Festival de Films - Contrastes du Rwanda


Cliquez ici pour retrouver le programme complet de la soirée-lecture autour du Rwanda, intitulée : « 7 avril 2009, un moment pour lire, un moment pour dire »
Par survierhone
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009


Survie est une association (loi 1901) qui mène des campagnes d'information et d'interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud.


Elle fonde son action sur la légitimité qui incombe à chacun d'interpeller ses élus et d'exiger un contrôle réel des choix politiques dans tous les domaines.


Elle compte 1600 adhérents, plusieurs centaines de militants et une vingtaine de groupes locaux qui relaient ses campagnes dans toute la France.

L'engagement de Survie repose sur un constat :


Les problèmes de développement et la pauvreté dans les pays du Sud ont avant tout des causes politiques. C'est donc dans le champ politique qu'il convient d'agir.


Nos moyens d'actions sont donc nombreux et divers. Nous réalisons :


- Des campagnes d'interpellation des citoyens et des élus :

● lancement de campagnes de long terme ex : campagne « Les dictateurs amis de la France !? » contre le soutien de la France aux dictatures en Afrique, Commission d'enquête citoyenne (CEC) sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda. ( www.enquete-citoyenne-rwanda.org )

● organisation de cycles thématiques dans toute la France (ex : 2004 : commémoration du 10ème anniversaire du génocide au Rwanda ; 2008 : Moi(s) contre la Françafrique)

● mobilisations d'urgence (pétitions, appels, manifestations) ex : lors de la crise électorale de 2005 au Togo

● interpellations des élus (courriers, rencontres, lettres ouvertes)

● organisations de conférences de presse, envois de communiqués

● actions de rue (tractages, manifestations, actions symboliques)


- Des interventions publiques afin de susciter des débats :

● Organisation de colloques, de conférences-débats (voir www.survie-media.info ), de projections, de contre-initiatives (ex : contre-sommet de la Francophonie), etc.

● Tenue de tables de presse, de stands d'information, etc. Ex : Survie organise depuis 1994 des contre-sommets en marge des Sommets officiels Afrique-France. En 2007, elle a participé au Sommet citoyen France Afrique qui s'est déroulé à Saint Denis, Paris et Cannes


- Un travail d'expertise :

Survie travaille grâce à un réseau international de personnes (chercheurs, journalistes, membres de la société civile, etc.) qui lui fournissent des informations, des témoignages, des analyses. Les partenariats établis avec des organisations africaines de défense des droits de l'Homme et les diasporas africaines lui fournissent de nombreux témoignages sur les réalités vécues en Afrique.


Ce travail d'expertise s'appuie également sur un important travail de recherche documentaire, de consultation des sources ouvertes, d'archivage et de traitement de l'information.


- Des publications pour diffuser l'information :

● Une revue mensuelle, Billets d'Afrique et d'ailleurs, qui s'attache à décrypter l'actualité françafricaine.

● Une collection de Dossiers noirs sur la politique de la France en Afrique, dirigée par Survie et Oxfam France-Agir Ici.

Des ouvrages de référence qui synthétisent l'ensemble du travail de documentation et de recherche mené par Survie : La Françafrique, Noir silence, Négrophobie, On peut changer le monde, etc.

● Des brochures pédagogiques, des documents vidéo, des compilations musicales réunissant des artistes français et africains engagés contre la dictature et le néocolonialisme (voir www.africawantstobefree.com).


- Un travail de partenariat

Survie participe à différents collectifs d'associations, qui travaillent sur des thématiques communes et transversales, ce qui permet la mise en commun des expériences et des réflexions.

Survie est notamment membre fondateur d'ATTAC, membre du CRID et de la plateforme contre les paradis fiscaux et judiciaires, anime la Commission d'enquête citoyenne (CEC), participe à la plate-forme française « Publiez ce que vous payez » et à la plateforme "Dette et développement", est membre de la coalition française pour la Cour Pénale Internationale et du consortium de solidarité avec Madagascar.

Cliquez ici pour revenir au programme principal du Festival de Films - Contrastes du Rwanda

 

Cliquez ici pour retrouver le programme complet de la soirée-lecture autour du Rwanda, intitulée : « 7 avril 2009, un moment pour lire, un moment pour dire »

Par survierhone
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus